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Burkina Business Club (Club des Hommes d’Affaires) a organisé un diner-débat autour du thème « la problématique du foncier ». C’était le mardi 16 décembre 2025 à Ouagadougou.

La question foncière dans notre pays est l’un des sujets sur lesquels les débats ne tarissent pas. Et bon nombre d’experts du domaine pensent que si elle n’est pas réglée comme il le faut, elle peut exploser, à l’image d’une bombe.

Burkina Business Club veut éclairer sa lanterne sur ce sujet. Pour ce faire, le Club des hommes d’affaires du Burkina a choisi de poser le débat autour d’un dîner sur « La problématique du foncier » et ce avec l’expertise du Ministère de l’Economie et des Finances et celui de l’Habitat et de l’Urbanisme. D’autres experts du domaine ont aussi apporté leurs contributions. Au nom du Ministre de l’Economie, Ousmane ZOUNGRANA a salué le choix du thème. Pour lui, que nos opérateurs économiques aient voulu échanger ensemble sur le foncier prouve que c’est une préoccupation nationale.

Cela dit, traiter de cette question foncière doit être, à son sens, une question centrale. Ainsi, au lieu d’être une bombe, le foncier doit être une opportunité pour notre pays, selon ses dires. Et de poursuivre : « Ces investisseurs l’ont compris. C’est pourquoi ils ont souhaité que l’administration publique vienne échanger avec eux pour les accompagner dans leurs investissements. Mais quoi qu’il en soit, l’Etat ne peut avancer sans ces opérateurs économiques, a-t-il expliqué.

Pour ce qui est du thème objet du débat, l’expert en tant que communicateur a indiqué que le foncier demeure un levier stratégique pour les affaires. Ainsi, que ce soit en milieu rural ou urbain, la question foncière se pose. Mais les enjeux qui se posent se résument, entre autres, à la pression démographique, à la dégradation des terres, aux conflits communautaires, l’insécurité foncière et à la rareté des terres, a relevé le représentant du Ministre des Finances.

L’un dans l’autre, l’Etat doit travailler à créer un environnement propice et il faut également une application rigoureuse des textes pour avoir un foncier sécurisé, a conclu l’expert. Pour sa part, Kélguingalé ILLY, conseiller technique au Ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, a axé son intervention sur les aspects du foncier urbain. Mais en somme, il est formel : « Le foncier est un élément de développement ».

La rencontre a été très enrichissante, a confié le Dr E. Robert TOE, Président du Club des hommes d’affaires du Burkina. Selon lui, au-delà du club, en tant que Burkinabè, ils sont concernés par le foncier. Donc, aujourd’hui, plus que jamais, la bonne gouvernance foncière permettra le développement économique du pays. Il faut noter que ce dîner-débat est la dernière activité de l’année du bureau de Burkina Business Club.

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